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La rivière Allier : une rivière sauvage

Un peu comme sa sœur la Loire dont elle est le principal affluent, l’Allier est souvent considérée comme « l’une des dernières grandes rivières sauvages d’Europe ». Dotée d’un parcours très varié sur 425 km de long et d’un bassin versant de 14 310 km², l’Allier prend sa source en Lozère (Le Moure de la Gardille) jusqu’à sa confluence avec la Loire au Bec d’Allier.

L’Ecopôle du Val d’Allier, se situe en rive gauche de la rivière Allier sur sa partie avale. Dans cette partie, l’Allier est principalement une rivière de plaine et se distingue du Haut-Allier par une forte anthropisation avec la présence de pôles urbains importants (Issoire, Clermont-Ferrand, Vichy, Moulins) et de nombreuses activités socio-économiques.

  Une dynamique fluviale à protéger

Relativement peu aménagée par l’homme en comparaison aux autres grands cours d’eau de France, l’Allier possède une dynamique fluviale très active à l’origine d’une divagation incessante de son lit et d’une grande richesse écologique.

Elle est libre de faire des méandres ou de s’étaler en surface selon son débit, par opposition aux rivières « non-sauvages ». Ces dernières sont en effet contenues artificiellement dans un chenal qui les contraint à enfoncer leur lit verticalement, pouvant être la cause de déchaussement des ouvrages d’art ou de problèmes de fonctionnement des puits de captage.

Avec ses affluents qui viennent accroître sa puissance, l’Allier présente en aval une dynamique fluviale intense. Lorsqu’elle ne se heurte pas à des enrochements, l’Allier serpente ainsi au fil des sinuosités, le recoupement de l’une entraînant la naissance d’une autre. Ce va-et-vient imprévisible de l’Allier accentué par des déplacements brutaux de son lit lors des crues, en font une rivière sauvage mais redoutée de ses riverains.

  Les perturbations de cette dynamique fluviale

La perturbation de cette dynamique fluviale par les extractions de granulats et les enrochements a engendré différents désordres :

– abaissement des nappes phréatiques et baisse de la productivité des captages d’eau potable,
– déconnexion de bras mort,
– banalisation de la végétation alluviale et réduction de la fonctionnalité d’écoulement,
– déchaussement d’ouvrages d’art…

Sur l’Ecopôle du Val d’Allier, des travaux de désenrochement ont eu lieu en 2017 afin de redonner à l’Allier son espace de divagation, pour en savoir plus sur ce projet