feuille verte

Les espèces exotiques envahissantes

  Les plantes envahissantes

La renouée du Japon

  • Nom latin : Reynoutria japonica  ou Fallopia japonica
  • Origine : Asie orientale (Chine, Corée, Japon)
  • Date d’apparition en France : 1939. Considérée comme une plante très décorative, elle a longtemps été introduite dans beaucoup de jardins et vendue par des jardineries.
  • Descriptif : Grande plante vigoureuse avec des tiges creuses et rougeâtres, semblables à des cannes de bambou, de 1 à 3 m de haut. Sa croissance peut être de 1 à 8 cm par jour, elle peut donc atteindre sa hauteur maximale de 4 mètres en 2 mois au printemps.
  • Caractéristiques invasives : Dépourvue de prédateurs locaux et de compétiteurs, elle s’est avérée très invasive et donc défavorable à la biodiversité.Très rapide, sa progression se fait au détriment de la flore locale mais aussi de la diversité en vertébrés et surtout d’invertébrés.
  • Méthodes de lutte : La plante est très difficile à éradiquer, notamment en période végétative, car elle est capable de réparer très rapidement (en quelques jours) ses tissus endommagés. S’attaquer à sa partie aérienne (tiges et feuilles) n’empêche pas la survie de la partie vivace enterrée dans le sol. De plus, les fauches peuvent favoriser la dispersion de la plante puisque les tiges coupées se bouturent très facilement. L’extraction de tous les rhizomes est fastidieuse et illusoire, car leur densité dans le sol est très importante. De plus, il suffit d’un fragment de rhizome portant un bourgeon pour régénérer la plante.
  • Présence sur l’Ecopôle : Deux petites tâches de renouée ont été traitées en 2017 (4 passages d’arrachage) et à nouveau en 2018, le long de la RD1 et sur la zone de stockage. Sur le chemin des bords d’Allier, au niveau du linéaire modifié par le retrait de protection de berge, certaines repousses de renouée font leur apparition malgré un traitement de la zone en amont et pendant les travaux de désenrochement. Comme ces foyers sont encore de faible surface, deux passages d’arrachages ont permis de traiter la zone (1 passage réalisé par le CEN et 1 passage réalisé par la LPO). Ces arrachages devront être réguliers pour éviter une colonisation trop importante de la berge.
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La Jussie rampante

  • Nom latinLudwigia peploides
  • Origine : Amérique du sud
  • Date d’apparition en France : Introduite dès 1820-1830 principalement pour fleurir les bassins et les aquariums. Explosion de l’espèce dans les année 1970.
  • Descriptif : Plante rampante qui se développe à partir de rhizomes, avec une tige florale mesurant jusqu’à 0,8 mètre de hauteur. Les feuilles sont ovales, de couleur vert luisant, presque glabres en face supérieure et velues en face inférieure. Les fleurs, solitaires, sont portées par des pédoncules floraux rouges. Elles sont de couleur jaune vif. La floraison a lieu au début de l’été et dure jusqu’à l’automne. Le fruit est une capsule allongée. Elle se développe sous forme d’herbiers aquatiques très denses et parfois presque impénétrables, immergés ou émergés, en produisant des tapis de tiges plus ou moins rigides pouvant atteindre et même dépasser 6 m de long.
  • Caractéristiques invasives : Considérée comme l’une des espèces de plante aquatique envahissante les plus problématiques à l’échelle européenne pour les cours d’eau. Elle concurrence la flore aquatique immergée en empêchant la pénétration de la lumière vers le fond et en occupant toute la niche écologique offerte par les nombreux habitats qui lui conviennent. Elle contribue aux phénomènes de zone morte : sa nécromasse produit en se décomposant dans une zone peu oxygénée, un déficit en oxygène limitant ou empêchant dans cette zone la survie de la plupart des espèces animales.
  • Méthodes de lutte : L‘élimination par arrachage manuel apparaît comme la meilleure solution. Chaque phase de l’opération doit être appréhendée avec précaution jusqu’à l’évacuation des végétaux. L’arrachage mécanique technique produit plus de bouture et de repousse que l’arrachage manuel. Il n’est donc pas privilégié.
  • Présence sur l’Ecopôle : La Jussie est une espèce invasive présente sur le site de l’Ecopôle en faible effectif du fait de passages annuels pour arracher les tâches. Non observée depuis 2016, la Jussie a refait son apparition sur le bassin de la Montagne. Un arrachage manuel et minutieux en plusieurs passages a permis le traitement de cette espèce.

L’ambroisie

  • Nom latin : Ambrosia artemisiifolia
  • Origine : Amérique du Nord et Amérique du Sud
  • Date d’apparition en France : Introduite en Europe à partir de la fin du XIXe siècle, dans des jardins botaniques ou via contamination de semences agricoles en provenance du Canada et des États-Unis.
  • Descriptif : Pouvant mesurer jusqu’à 2 m de hauteur, ses feuilles sont d’une couleur vert foncé et elles se distinguent par leur détail singulier. Au stage végétatif elle adopte un port buissonnant large; lors de la floraison, les fleurs adoptent un port en chandelles également caractéristique.
  • Caractéristiques invasives : Elle a la particularité d’être monoïque, ce qui signifie qu’elle porte les deux sexes sur un même plant (sur des fleurs différentes), ce qui explique la facilité avec laquelle la plante peut se reproduire. Cette plante n’est pas toxique, mais son pollen est pour les européens très allergisant. Elle produit de juillet à septembre des fleurs vertes. Le pollen (transporté par le vent) peut causer des allergies, dont la rhinite allergique.
  • Méthodes de lutte : Cette plante ne supporte pas la concurrence des autres plantes : pour éviter qu’elle pousse, il suffit de semer de l’herbe ou n’importe quelle autre plante couvre-sol et la laisser se développer à une hauteur ou une densité suffisante.
  • Présence sur l’Ecopôle : Grâce à un entretien régulier, l’ambroisie ne s’est pas développée sur l’Ecopôle
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Le robinier-faux-acacias

  • Nom latinRobinia pseudoacacia
  • Origine : Région des Appalaches, à l’est de l’Amérique du Nord
  • Date d’apparition en France : Introduit par le botaniste du roi de France Henri IV (Jean Robin)
  • Descriptif : Arbre qui atteint 20 à 30 m de haut avec une ressemblance relative aux espèces d’Acacia mais il n’a jamais été classé comme tel. Le tronc est gris-brun avec une écorce épaisse profondément crevassée dans le sens longitudinal. Les fleurs qui apparaissent entre mai et juin sont blanches, en grappes pendantes parfumées et mellifères de 10 à 25 cm de long.
  • Caractéristiques invasives : Sa croissance rapide ((1,5 m de haut et 2 cm de diamètre dès la première année), sa capacité de multiplication végétative importante (rejets de souche et drageonnage), sa production abondante de graines toxiques, sa capacité à fixer l’azote atmosphérique et la toxicité de son bois et de ses feuilles en font une espèce pionnière compétitive capable de modifier profondément les écosystèmes locaux.
  • Méthodes de lutte : Coupes et arrachage manuels
  • Présence sur l’Ecopôle : En 2017, le foyer naissant de la berge nord de Bellerive a été traité par arrache des jeunes semis. Les zones traitées et maitrisées depuis plusieurs années l’ont à nouveau été en 2017. Les robiniers sont coupés à 1 m de hauteur puis les rejets (du tronc) sont coupés chaque année. Ce traitement est appliqué sur la zone sous l’esplanade, les berges des bassins de la montagne, Varennes, Bellerive et les fines.

  Les espèces animales invasives

Le ragondin

  • Nom latin : Myocastor coypus
  • Origine : Amérique du sud
  • Date d’apparition en France : Introduit en Europe au XIXe siècle pour l’exploitation de sa fourrure bon marché
  • Descriptif : ll pèse 5 à 9 kg, mesure 40 à 60 cm de longueur, sa queue mesure 25 à 45 cm. Rongeur herbivore, son régime est normalement constitué de céréales, de racines, d’herbes, de glands ou autres. Néanmoins, il s’adapte très vite aux ressources disponibles sur son territoire.
  • Caractéristiques invasives : Le ragondin n’a aucun prédateur naturel, tout du moins à l’état adulte. Les jeunes sont parfois les proies de mammifères comme la fouine, ou des oiseaux comme le busard des roseaux, la buse variable et la chouette effraie. Il est accusé de dégrader les berges, favorisant leur érosion progressive, fragiliser les fondations d’ouvrages hydrauliques par le réseau de galeries, menacer certaines espèces végétales (surtout aquatiques) à cause d’une surconsommation, détruire des nids d’oiseaux aquatiques et peut transmettre des maladies telles que la douve du foie ou la leptospirose. À l’inverse, lorsque sa densité n’est pas trop importante, cette espèce joue un rôle positif dans l’entretien de la végétation des marais (roseaux, lentilles d’eau).
  • Méthodes de lutte : Il est piégé
  • Présence sur l’Ecopôle : Campagne de piégeage en 2016 puis en 2018 ont permis de capturer une vingtaine d’individus
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Le rat musqué

  • Nom latin : Ondatra zibethicus
  • Origine : Amérique du nord
  • Date d’apparition en France : Introduit Europe au début du XXe siècle pour sa fourrure et comme sujet de curiosité. Il a été élevé dans de nombreux élevages en Europe, avant que des individus échappés d’élevages ou volontairement libérés dans la nature colonisent les milieux naturels et agricoles. Il est devenu dans les années 1960 le mammifère le plus commun des cours d’eau des zones agricoles d’Europe de l’Ouest où il cause d’importants dégâts.
  • Descriptif : Il ne faut pas le confondre avec le ragondin, un autre rongeur beaucoup plus gros (jusqu’à 9 kg) et moins invasif. Trente à quarante cm de long qui pèse jusqu’à 1,5 kg , excellent nageur, il peut parcourir près de 100 m sans respirer sous l’eau ou y rester submergé et immobile plus de quinze minutes s’il se sent menacé.
  • Caractéristiques invasives :La gestation est brève (environ 30 jours), ce qui explique la prolificité de l’espèce : 2 à 3 portées par an sont possibles, avec 6 à 7 petits par portée, allaités de 21 à 28 jours. Il cause notamment des dégâts physiques aux digues et aux berges de fossés, cours d’eau ou aménagements hydrauliques qu’il sape avec ses terriers. Il peut fragiliser l’enracinement des arbres de la ripisylve, alors plus facilement déchaussés par le vent.
  • Méthodes de lutte : Il est piégé
  • Présence sur l’Ecopôle : Campagne de piégeage si nécessaire

Le raton laveur

  • Nom latin : Procyon lotor
  • Origine : Sud du Canada, Etats-Unis et Amérique Centrale
  • Date d’apparition en France : Introduite pour la dernière fois en Europe dans les années 1930
  • Descriptif : Il doit son nom à son habitude, plus ou moins réelle, de tremper ses aliments dans l’eau avant de les manger. Il est essentiellement nocturne et grimpe facilement aux arbres grâce à ses doigts agiles et à ses griffes acérées. Il a le pelage poivre et sel avec de légères teintes de roux. On le reconnaît facilement à son masque noir bordé de blanc autour des yeux et à sa queue alternant anneaux clairs et noirs. Omnivore, le raton laveur a un régime alimentaire varié mais préfère néanmoins les invertébrés, les insectes, les vers et les larves.
  • Caractéristiques invasives :  Inscrit sur la liste des espèces classées nuisibles.
    En Europe, ses impacts sont mal connus, mais on le suspecte de chasser

    les reptiles et les amphibiens, les oisillons pour les oiseaux qui nichent au sol, les écrevisses. Dans leur aire d’origine, les ratons laveurs peuvent causer des dommages agricoles, notamment aux cultures de maïs, vergers et également poulaillers. Sur le bassin de la Loire, ces dommages sont encore rares.

  • Méthodes de lutte : Il est piégé
  • Présence sur l’Ecopôle : Empreintes observées en 2017, pas de campagne de piégeage.
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